À quelques minutes seulement des remparts d’Avignon, sur l’île de la Barthelasse, des générations d’enfants ont connu un rituel presque immuable.
On arrivait à vélo ou avec les copains.
On payait son entrée à M. Cassan, souvent lui-même derrière la caisse.
On déposait ses affaires au vestiaire.
On accrochait parfois au maillot une petite médaille en fer-blanc correspondant à son vestiaire.
On passait les pieds dans le pédiluve.
Puis venait le moment redouté :
ENTRER DANS UNE EAU DONT TOUS OU PRESQUE SE SOUVIENNENT QU’ELLE ÉTAIT GLACÉE ! 😮🏊
Et pourtant, on y retournait.
Certains y passaient leurs journées.
D’autres leurs vacances.
Certains y ont appris à nager.
Des parents y emmenaient leurs quatre enfants et pique-niquaient sur place.
Et plusieurs Avignonnais racontent aujourd’hui qu’ils y ont passé une bonne partie de leur enfance.
Mais l’histoire officielle ne raconte pas tout.
Elle ne dit pas que l’odeur des hot-dogs se mélangeait à celle des vestiaires.
Elle ne raconte pas les enfants arrivant avec quelques francs serrés dans la main.
Elle ne dit pas que M. Cassan était également hautboïste et professeur de musique, et qu’un de ses élèves allait devenir l’un des grands noms français du hautbois.
Elle ne raconte pas non plus cette cigarette que les anciens semblent presque tous revoir au coin de ses lèvres.
Et surtout, elle ne dit pas qu’après toutes ces décennies…
LA PISCINE EXISTE ENCORE.
Aujourd’hui, l’ancienne piscine Cassan est devenue La Palmeraie.
L’histoire commence avant même la piscine de la Barthelasse.
En 1934, des passionnés créent le Club Sportif Nautique d’Avignon.
Mais ils ne disposent pas encore d’une véritable piscine.
Leur terrain d’entraînement est alors l’actuel étang de Saint-Chamand, une ancienne gravière creusée pour fournir du ballast à la ligne ferroviaire Avignon-Cavaillon.
Le bassin est aménagé avec l’aide du 7e Génie.
Autrement dit, avant de plonger dans un bassin carrelé…
LES PREMIERS NAGEURS AVIGNONNAIS S’ENTRAÎNAIENT DANS UNE ANCIENNE CARRIÈRE REMPLIE D’EAU.
En décembre 1945 apparaît M. Cassan
Le véritable tournant survient après la guerre.
En décembre 1945, M. Cassan prend la présidence du club.
Il lui donne également le nom que les Avignonnais connaissent encore aujourd’hui :
CERCLE DES NAGEURS D’AVIGNON.
Et surtout, il fait construire sur l’île de la Barthelasse la première véritable piscine du club, au pied du pont Daladier. Le Cercle des nageurs présente explicitement ce bassin comme l’ancêtre de l’actuelle Palmeraie.
Les sources ne donnent pas toutes exactement la même date pour l’ouverture : le Cercle situe le lancement de cette aventure à partir de 1945, tandis qu’un article consacré à la piscine historique date le site de 1948. Il est donc prudent de retenir une mise en place dans les toutes premières années de l’après-guerre.
Et ce « père Cassan » avait un prénom : Marien
Voilà un détail particulièrement intéressant.
Le M. Cassan dont parlent encore tant d’Avignonnais semble bien être Marien Cassan.
Né en 1911, il apparaît dans plusieurs sources consacrées à la musique avignonnaise comme professeur de hautbois au Conservatoire d’Avignon.
Et ce professeur a eu des élèves particulièrement remarquables.
Parmi eux se trouvait un jeune Avignonnais nommé :
JEAN-CLAUDE MALGOIRE.
Le futur hautboïste et chef d’orchestre Jean-Claude Malgoire découvre le hautbois dans la classe de Marien Cassan au Conservatoire d’Avignon.
Un autre grand hautboïste avignonnais, Maurice Bourgue, fut également formé par Cassan. Une source musicale provençale le décrit comme hautboïste de l’Orchestre municipal d’Avignon et professeur remarquable.
Voilà donc l’homme que beaucoup d’enfants voyaient simplement derrière le guichet de la piscine.
« Monsieur Cassan était musicien, hautboïste… et j’ai été son élève »
Et les souvenirs des Avignonnais confirment cette autre vie.
Un ancien élève raconte que M. Cassan était hautboïste à l’Opéra d’Avignon et professeur au Conservatoire :
« J’ai été son élève. »
Un autre se souvient encore de le croiser en ville :
AVEC SON ÉTUI À MUSIQUE.
Imaginez.
Le même homme pouvait être aperçu quelques heures plus tôt avec son hautbois…
puis derrière la caisse de la piscine de la Barthelasse.
Certains descendaient jusqu’à la piscine à pied depuis Bellevue
La piscine devient rapidement un véritable lieu de rendez-vous.
Un ancien camarade de l’un des fils Cassan raconte qu’ils descendaient parfois à pied depuis Bellevue pour rejoindre la Barthelasse.
Un autre ajoute même un détail minuscule mais délicieux :
« AVEC UNE BAGUETTE SOUS LE BRAS » 😄
C’est exactement le genre de scène qu’une archive administrative ne conservera jamais.
D’autres arrivaient à vélo… et ne repartaient que le soir
Pour de nombreux jeunes Avignonnais, le moyen de transport était plus simple :
LE VÉLO.
Un habitué raconte :
« J’y allais en vélo, j’y passais mes journées, à la piscine du père Cassan. »
Et plusieurs décennies plus tard, il résume encore ses vacances ainsi :
« Je passais mes étés à la piscine du père Cassan. »
Voilà ce qu’était vraiment cette piscine.
Pas seulement un bassin.
UN ENDROIT OÙ L’ON PASSAIT L’ÉTÉ.
L’eau ? Tout le monde ou presque se souvient qu’elle était froide !
S’il existe un souvenir qui revient constamment, c’est celui-là.
L’eau était froide.
Très froide.
Une personne se souvient que le bassin avec plongeoir restait froid même au mois de juillet.
Une autre répond :
« Chez Cassan ! L’eau y était froide mais ça ne m’a jamais gênée. »
Un témoignage du fichier ajoute qu’au printemps :
« l’eau n’était pas très chaude !!! »
Et les enfants du centre de loisirs qui y venaient encore dans les années 1980-1990 se rappellent eux aussi que, le matin, l’eau était froide.
Autrement dit, ce n’est pas seulement la nostalgie des années 1960.
LA FRAÎCHEUR DE L’EAU SEMBLE AVOIR ÉTÉ UNE VÉRITABLE TRADITION CASSAN. 😄
Le bassin avec plongeoir était l’une des grandes attractions
Le site n’était pas constitué d’un seul petit bassin.
La mémoire des habitants évoque notamment le bassin de plongeon, et le recensement des équipements sportifs conserve la trace de trois installations :
une piscine olympique,
une autre piscine,
et une fosse à plongeon.
Aujourd’hui encore, La Palmeraie possède trois bassins, dont un bassin olympique et une fosse équipée de plongeoirs de 3 et 5 mètres.
C’est donc l’un des éléments les plus remarquables de continuité entre la piscine des anciens et celle d’aujourd’hui.
Et un habitué affirme même avoir refait les cabines et le bar
Autre petit morceau d’histoire locale :
un homme raconte avoir personnellement travaillé sur le site :
« MOI J’Y AI REFAIT LES CABINES ET LE BAR. »
Nous n’avons pas la date de ces travaux.
Mais ce témoignage rappelle que le lieu n’est pas resté figé depuis l’après-guerre.
Il a évolué, été transformé et agrandi au fil des générations.
Puis venait le grand cérémonial des vestiaires
Et c’est peut-être ici que les souvenirs deviennent les plus extraordinaires.
Une ancienne habituée décrit pratiquement minute par minute son arrivée à la piscine.
Elle se souvient :
d’arriver dès l’ouverture ;
de tendre ses francs à M. Cassan, décrit comme impassible ;
de sentir l’odeur des hot-dogs ;
puis celle des vestiaires ;
de suspendre son chevalet garni ;
d’accrocher une petite médaille en fer-blanc à son maillot ;
puis de passer les pieds dans le pédiluve avant d’entrer dans l’eau.
Elle termine simplement :
« DES FRISSONS DE NOSTALGIE. »
Et une autre ancienne baigneuse lui répond :
« Jamais mangé d’aussi bons hot-dogs depuis ! »
Voilà probablement l’un des témoignages les plus précieux de toute cette histoire.
Parce qu’il restitue quelque chose qu’aucune photographie ne peut conserver :
LES ODEURS.
L’odeur des hot-dogs est restée dans les mémoires
C’est extraordinaire de constater ce que la mémoire retient.
On pourrait imaginer que les anciens se rappellent principalement les plongeoirs ou les bassins.
Bien sûr.
Mais certains se souviennent surtout…
DES HOT-DOGS. .
Une ancienne habituée affirme même n’en avoir jamais retrouvé d’aussi bons depuis.
On comprend alors que l’on ne venait pas uniquement pour faire quelques longueurs.
On pouvait véritablement passer la journée sur place.
Un autre témoignage confirme qu’on pouvait y manger et y passer de longues journées avec ses enfants.
On pouvait également pique-niquer
Pour certaines familles, la journée était organisée comme une véritable sortie.
Une mère se souvient d’y aller avec ses enfants et de pouvoir pique-niquer sur place.
Ce n’était donc pas :
« On va nager une heure. »
C’était plutôt :
« ON VA CHEZ CASSAN POUR LA JOURNÉE. »
Maillots, serviettes, repas, copains…
et retour le soir.
« Le père Cassan était à la caisse »
Et dans presque tous ces souvenirs apparaît le même personnage.
M. CASSAN.
Un habitant se rappelle qu’il était lui-même installé à la caisse.
Un autre décrit son éternelle cigarette.
Et là, les souvenirs divergent légèrement.
Pour certains, c’était une Gitane papier maïs.
Un autre se rappelle plutôt une Boyard, parfois éteinte, au coin de la bouche.
Impossible de trancher avec certitude entre ces deux souvenirs.
Mais tout le monde semble se rappeler la même silhouette :
CASSAN À L’ENTRÉE DE SA PISCINE, LA CIGARETTE AU COIN DES LÈVRES.
Dans les années 1980-1990, il comptait encore les enfants un par un
Le personnage apparaît encore dans des souvenirs bien plus récents.
Une ancienne animatrice ou accompagnatrice raconte qu’elle venait à la piscine avec les enfants de 4-5 ans du centre de loisirs de la Barthelasse dans les années 1980-1990.
M. Cassan les accueillait à l’entrée.
Et il faisait une chose assez amusante :
IL COMPTAIT LUI-MÊME LES ENFANTS.
Selon ce souvenir, il vérifiait ainsi que le nombre annoncé pour la facturation des entrées était le bon.
Des décennies après la création de la piscine, le patron surveillait donc encore personnellement sa caisse.
Pour beaucoup de petits Avignonnais, c’était LA sortie des vacances
Un témoignage résume probablement mieux que tous les autres la place occupée par Cassan dans la jeunesse avignonnaise.
Une habitante raconte que c’était :
la sortie des petits Avignonnais avec l’école, le collège, pendant les vacances, avec les copains, les voisins et les cousins.
Et elle ajoute quelque chose de très révélateur de l’époque :
les enfants ne venaient pas nécessairement avec leurs parents.
« On se gardait les uns les autres. »
C’était un autre rapport à la ville, aux déplacements des enfants et aux vacances.
Certains y sont venus avec le centre aéré dès les années 1970
La piscine est également liée au centre aéré de la Barthelasse.
Un ancien enfant raconte l’avoir fréquentée dans les années 1970-1975 et précise que le lieu correspond aujourd’hui à La Palmeraie.
Un autre précise :
« J’Y ÉTAIS EN 72. »
Ces souvenirs permettent de suivre la fréquentation du lieu sur plusieurs décennies.
Et certains faisaient partie du Cercle des nageurs d’Avignon
La piscine n’était évidemment pas seulement un lieu de loisirs.
Elle était intimement liée au Cercle des nageurs d’Avignon.
Un ancien baigneur se rappelle y venir régulièrement parce qu’il appartenait au CNA.
C’est particulièrement cohérent avec l’histoire officielle du club : c’est justement M. Cassan, devenu président en 1945, qui installe le Cercle sur la Barthelasse.
La piscine est donc à la fois :
un lieu familial,
un lieu de vacances,
et une véritable page de l’histoire de la natation sportive avignonnaise.
La piscine a même connu une dimension internationale
Un détail beaucoup moins connu apparaît dans une source consacrée aux Jeux sans frontières.
En 1970, des épreuves de l’émission européenne sont organisées dans le complexe de la Piscine Olympique des Arènes, sur la Barthelasse. La même source attribue à Marien Cassan la création du premier bassin en 1948 et une importante transformation du complexe en 1963.
Cette chronologie précise de 1963 repose toutefois sur cette source secondaire et mériterait d’être recoupée dans les archives municipales ou la presse locale.
Mais le passage des Jeux sans frontières montre à quel point le lieu avait dépassé le statut de simple piscine de quartier.
Une société d’exploitation est créée en 1958
Une autre trace documentaire apparaît dans les registres commerciaux.
La société Piscine Olympique des Arènes, exploitant notamment piscine, bar et restauration sur la Barthelasse, est enregistrée en 1958.
Elle existe toujours aujourd’hui sous le nom commercial La Palmeraie.
Et les anciens dirigeants recensés comprennent encore des membres de la famille Cassan, notamment Gérard Cassan, avant le changement de direction intervenu en 2006.
Cela confirme une continuité familiale du lieu sur plusieurs décennies.
En 2019, la piscine historique rouvre
L’histoire aurait pu s’arrêter.
Elle ne s’est pas arrêtée.
Après une période de fermeture, La Palmeraie rouvre en 2019.
En 2025, Le Dauphiné Libéré la décrivait encore comme une piscine historique d’Avignon, avec bassin olympique de 50 mètres, fosse aux plongeoirs de 3 et 5 mètres et bassin ludique.
Et en 2026, elle accueille toujours les baigneurs de juin à septembre.
Aujourd’hui encore, on peut nager « chez Cassan »
Évidemment, plus personne ne présente officiellement son billet au père Cassan.
Le nom actuel est :
LA PALMERAIE.
Mais le lieu est toujours là, au 135 allée Antoine-Pinay, sur l’île de la Barthelasse.
Il possède toujours trois bassins, dont un bassin olympique.
Il existe toujours une fosse de plongeon.
On peut toujours y passer la journée.
Et on peut toujours manger sur place.
Plus de soixante-dix ans après l’aventure commencée sous M. Cassan, les Avignonnais continuent donc à se baigner au même endroit.
Ce que les archives ne peuvent pas raconter
Les archives peuvent nous donner :
1934, 1945, 1948, 1958, 1970, 2019, 2026.
Elles nous racontent le Club Sportif Nautique, la naissance du Cercle des nageurs d’Avignon, la piscine de la Barthelasse et son évolution vers La Palmeraie.
Mais elles ne racontent pas :
les gamins qui arrivaient à vélo et y passaient toute leur journée ;
l’eau qui paraissait encore glacée en plein juillet ;
la petite médaille en fer-blanc accrochée au maillot ;
le pédiluve avant d’entrer dans l’eau ;
l’odeur des hot-dogs puis celle des vestiaires ;
les journées de pique-nique en famille ;
les enfants du centre aéré que Cassan recomptait lui-même à l’entrée ;
les jeunes descendant à pied depuis Bellevue ;
Cassan que l’on croisait en ville avec son étui à musique ;
la Gitane papier maïs — ou la Boyard selon les souvenirs — au coin de sa bouche ;
les enfants qui venaient avec les copains, les voisins ou les cousins et se surveillaient entre eux ;
ou cette phrase que tant d’Avignonnais pourraient aujourd’hui reprendre :
« J’Y AI PASSÉ MON ENFANCE. »
C’est pourtant avec ces petits détails que se construit la véritable mémoire d’une ville.
La piscine a changé de nom… mais pas vraiment dans la tête des anciens
Aujourd’hui, les guides touristiques écrivent La Palmeraie.
Les sites administratifs parlent de piscine olympique.
Les cartes donnent l’allée Antoine-Pinay.
Mais demandez à quelqu’un qui y passait ses vacances dans les années 1960 ou 1970…
Il y a de fortes chances qu’il vous réponde :
« CHEZ CASSAN. »
Parce qu’un lieu peut changer de nom.
Il peut changer de propriétaire.
Ses bassins peuvent être rénovés.
Le bar peut être refait.
Les plongeoirs peuvent évoluer.
Mais dans la mémoire d’un enfant qui arrivait avec son vélo, quelques francs et son maillot sous le bras…
ce sera toujours la piscine du père Cassan.
QUESTIONS AUX LECTEURS
Qui allait à la piscine Cassan à vélo et y passait toute la journée ?
Qui se souvient de M. Cassan derrière sa caisse, avec sa cigarette au coin des lèvres ?
Vous souvenez-vous des médailles en fer-blanc, des chevalets des vestiaires et du pédiluve ?
ET SURTOUT : QUI SE RAPPELLE ENCORE DU GOÛT DES FAMEUX HOT-DOGS DE CHEZ CASSAN ?
Qui a sauté des plongeoirs ?
Qui a appris à nager ici avec le CNA, l’école ou le centre aéré de la Barthelasse ?
Et si vous avez des photographies personnelles de la piscine des années 1950, 1960, 1970 ou 1980, elles permettraient probablement de retrouver encore beaucoup de détails oubliés.
SOURCES DOCUMENTAIRES
Cercle des nageurs d’Avignon, histoire officielle du club : création du Club Sportif Nautique, arrivée de M. Cassan à la présidence en décembre 1945 et construction de la première piscine sur la Barthelasse, future La Palmeraie.
TEPAS – Territoire et patrimoine du sport, histoire des équipements nautiques avignonnais et de la première piscine de la Barthelasse.
Le Monde, biographie de Jean-Claude Malgoire : formation au hautbois auprès de Marien Cassan au Conservatoire d’Avignon.
Classique en Provence, biographie de Maurice Bourgue et souvenir de Marien Cassan, hautboïste de l’Orchestre municipal d’Avignon et professeur.
Le Dauphiné Libéré, 14 août 2025 : histoire récente de La Palmeraie, piscine historique datée de 1948 et rouverte en 2019.
Grand Avignon Tourisme / La Palmeraie, caractéristiques et exploitation actuelle du complexe de trois bassins.
Registre des entreprises, Piscine Olympique des Arènes / La Palmeraie, société créée en 1958 et anciennes directions familiales Cassan.
MÉMOIRE LOCALE
Compléments issus de témoignages publics et de souvenirs familiaux recueillis auprès d’habitants.
Certains détails — marque exacte de la cigarette, habitudes de M. Cassan ou souvenirs personnels — sont volontairement présentés comme des témoignages, et non comme des faits documentaires établis.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire