mercredi 2 septembre 2026

Pont transbordeur de Marseille : le géant disparu du Vieux-Port

Pont transbordeur de Marseille : le géant disparu du Vieux-Port

Le pont transbordeur de Marseille a tellement marqué le Vieux-Port qu’il paraît aujourd’hui presque impossible d’imaginer qu’il n’a dominé son entrée que pendant une quarantaine d’années.

Il y eut ses deux pylônes de 86 mètres, son immense tablier suspendu au-dessus de la mer, sa nacelle qui transportait les Marseillais d’une rive à l’autre, les escaliers permettant de monter tout en haut et même une buvette-restaurant avec vue sur la ville.

Puis vinrent la guerre, les destructions d’août 1944 et sa disparition définitive en 1945.

Mais l’histoire officielle ne raconte pas tout.

Elle ne dit pas qu’une Marseillaise se souvient encore de l’avoir souvent emprunté en 1943 et 1944.

Elle ne dit pas qu’un père le prenait quotidiennement pour traverser le port et qu’il parlait ensuite de ce pont à son enfant avec joie.

Elle ne dit pas qu’une autre famille a retrouvé une photographie du transbordeur en vidant la maison des parents.

Elle ne dit pas davantage que, sur une photographie de 1940, un Marseillais croit reconnaître jusqu’au mistral qui soufflait ce jour-là.

C’est cette histoire-là aussi que nous avons voulu retrouver.

Entre 1903 et 1905, un géant pousse à l’entrée du Vieux-Port

Au début du XXe siècle, Marseille possède un problème très concret.

Pour rejoindre les secteurs de la Joliette et d’Arenc depuis les Catalans ou Endoume, il faut contourner tout le Vieux-Port.

Le détour dépasse alors deux kilomètres et concerne notamment les travailleurs, commerçants et véhicules transportant des marchandises.

Construire un pont classique est difficile : il risquerait de gêner l’entrée et la sortie des navires.

L’ingénieur Ferdinand Arnodin propose une solution spectaculaire.

Au lieu de faire circuler les gens sur un tablier bas…

il les fera passer sous un tablier installé très haut au-dessus de la mer.

Une nacelle suspendue traversera le port pendant que les navires continueront à passer librement dessous.

Le 24 décembre 1905, les Marseillais peuvent enfin l’emprunter

Les travaux commencent en 1903.

Deux ans plus tard, l’ouvrage est terminé et livré au service public le 24 décembre 1905.

Il devient le plus grand pont transbordeur français mis en service.

Ses dimensions sont impressionnantes :

239 mètres de longueur totale, deux pylônes métalliques culminant à environ 86 mètres, et un tablier situé à une cinquantaine de mètres au-dessus de la mer.

Sous cette gigantesque structure circule une nacelle d’environ 120 m².

La traversée demande moins de deux minutes.

On ne traversait pas sur le pont… mais dans une nacelle suspendue

C’est probablement ce qui surprend le plus aujourd’hui.

Le tablier supérieur n’était pas la chaussée du pont.

Sous celui-ci circulait un chariot électrique.

À ce chariot étaient suspendus une trentaine de câbles qui descendaient jusqu’à une grande plateforme : la nacelle.

Piétons et véhicules montaient dessus.

Puis toute la plateforme quittait le quai et glissait au-dessus de l’eau jusqu’à l’autre rive.

Le système était alimenté par l’électricité du réseau des tramways marseillais.

Pour certains travailleurs, c’était simplement le chemin du travail

Avec le recul, nous regardons surtout le transbordeur comme un monument extraordinaire.

Mais pour les Marseillais de l’époque, il était d’abord utile.

Un souvenir explique très simplement que le pont permettait aux nombreux travailleurs présents autour du Vieux-Port de passer rapidement d’un bord à l’autre.

C’est important.

Le transbordeur n’était donc pas construit uniquement pour impressionner les visiteurs.

Il faisait partie de la vie quotidienne.

« Mon père l’utilisait quotidiennement »

Et certains souvenirs familiaux le confirment.

Un Marseillais raconte que son père utilisait quotidiennement le pont transbordeur.

Des années plus tard, il continuait à en parler avec joie.

Sa destruction l’avait profondément marqué, tout comme celle d’une partie des Vieux Quartiers.

Voilà le genre de détail qu’aucune fiche technique ne peut raconter.

Pour nous, le transbordeur est aujourd’hui un monument disparu.

Pour son père, c’était peut-être simplement :

« le pont que je prenais tous les matins ».

Une Marseillaise affirme encore l’avoir pris en 1943 et 1944

Plus exceptionnel encore.

Une femme raconte avoir souvent emprunté le pont en 1943 et 1944.

Elle en garde le souvenir d’un moyen de passage très pratique.

Cela signifie qu’elle aurait utilisé la nacelle pendant les toutes dernières années d’existence du transbordeur, peu avant sa destruction.

Ce témoignage donne une dimension presque irréelle aux photographies de cette période.

Les personnes que l’on voit sur les quais ne regardaient pas encore un monument historique.

Elles utilisaient un équipement qui allait disparaître quelques mois plus tard.

On pouvait également monter tout en haut

Le voyage pouvait être beaucoup plus spectaculaire encore.

À l’intérieur de chacun des pylônes se trouvait un escalier hélicoïdal de 250 marches permettant d’atteindre le tablier.

À partir de 1907, un ascenseur électrique équipe également le pylône nord.

Là-haut, à plus de cinquante mètres au-dessus de la mer, se trouvent notamment une buvette et un restaurant.

On pouvait donc traverser Marseille au niveau de l’eau…

ou monter tout en haut pour regarder le Vieux-Port, les bateaux et la ville depuis une hauteur qui devait être spectaculaire pour l’époque.

Le petit toit pointu de la nacelle avait une fonction

Sur plusieurs photographies anciennes apparaît une petite construction en bois coiffée d’un toit à plusieurs pentes.

Elle intrigue encore aujourd’hui.

Certains observateurs ont cru reconnaître un kiosque.

Mais une personne ayant comparé plusieurs photographies apporte une explication beaucoup plus vraisemblable :

ce petit bâtiment faisait partie de la nacelle et correspondait au poste de pilotage.

Elle remarque qu’on le retrouve sur les clichés quel que soit le sens de la traversée.

Voilà le genre de petit détail qui devient visible seulement lorsque des passionnés examinent les photographies une par une.

Le pont devient aussi une attraction

Très rapidement, le transbordeur dépasse sa fonction pratique.

Les visiteurs montent sur le tablier pour admirer la vue.

Le pont devient une attraction et un symbole immédiatement reconnaissable de Marseille.

L’AFGC rappelle qu’il était perçu par les voyageurs comme un véritable emblème de la ville, comparable dans son pouvoir d’identification à la tour Eiffel pour Paris.

Des photographes et artistes d’avant-garde s’y intéressent également.

Le pont devient une extraordinaire construction de métal posée entre la vieille ville, la mer et les navires.

Pourtant, dès les années 1930, son avenir s’assombrit

L’image de carte postale cache une réalité moins brillante.

Dans les années 1930, l’exploitation devient difficile.

L’entretien coûte cher.

Le transbordeur perd progressivement une partie de son utilité et, en 1938, sa destruction est déjà envisagée.

Autrement dit, contrairement à une autre idée répandue :

la guerre n’a pas détruit un équipement alors promis à une éternité tranquille.

Son avenir était déjà incertain avant 1939.

Une photo de 1940 montre encore le Pascal Paoli sous le transbordeur

Parmi les photographies conservées figure une vue particulièrement intéressante du Vieux-Port.

On y distingue :

le pont transbordeur,

le Pharo en arrière-plan,

et le paquebot Pascal Paoli au premier plan.

La photographie est donnée comme datant de 1940.

Et les lecteurs y remarquent quantité de détails.

Un Marseillais croit même reconnaître… le mistral

L’un d’eux regarde attentivement les bateaux.

Puis il écrit, avec une expression qui ne pourrait guère venir d’ailleurs :

selon lui, ce jour-là, il devait y avoir « un coquin de mistral » soufflant comme un fada.

Peut-on établir la météo exacte uniquement avec cette photographie ?

Évidemment non.

Mais le commentaire est formidable.

Il montre comment un Marseillais habitué à son port peut regarder une vieille photographie et chercher non seulement les bateaux et les bâtiments…

mais presque le vent.

Les Vieux Quartiers étaient encore derrière lui

Les photographies des dernières années du transbordeur montrent également un autre Marseille disparu.

Une partie des Vieux Quartiers de la rive nord est encore présente.

Ils seront profondément bouleversés sous l’Occupation, notamment lors des opérations allemandes de janvier 1943.

Dans les souvenirs familiaux, ces disparitions se mélangent parfois.

Un fils raconte ainsi que son père fut affecté à la fois par la disparition du transbordeur et par celle des Vieux Quartiers qui constituaient son Marseille.

La photographie d’un pont devient alors celle d’une ville entière qui n’existe plus.

Le 22 août 1944, les Allemands dynamitent le pont

C’est ici qu’une erreur doit être corrigée.

Dans certains commentaires, on peut lire que le pont aurait été détruit par les Anglais.

Cette version circule encore.

Mais les sources historiques officielles indiquent autre chose.

Pendant les combats pour la Libération de Marseille, les troupes allemandes détruisent les installations portuaires et dynamitent le pont transbordeur.

L’explosion intervient le 22 août 1944.

L’objectif est notamment d’entraver l’utilisation du port.

Mais la destruction n’est pas complète.

Seul le pylône nord s’effondre

Les charges explosent.

Mais l’immense ouvrage ne tombe pas entièrement.

Seul le pylône nord s’abat dans le Vieux-Port.

Le reste du transbordeur demeure debout, mutilé. Une proposition publiée sur la plateforme participative municipale, reprenant cette chronologie, rappelle que la structure restante sera finalement détruite l’année suivante.

Le Vieux-Port offre alors pendant quelque temps une silhouette étrange :

un demi-pont transbordeur.

Le 1er septembre 1945, le reste disparaît

Un an après la Libération, il faut supprimer ce qui reste de la structure devenue inutilisable.

Le 1er septembre 1945, les parties encore debout sont à leur tour abattues.

Le pont transbordeur disparaît définitivement de l’entrée du Vieux-Port.

Il aura vécu environ quarante ans.

Pourtant, sa mémoire durera bien davantage.

« Papa nous parlait de ce fameux pont »

Beaucoup de Marseillais n’ont jamais vu le transbordeur.

Et pourtant ils ont presque l’impression de le connaître.

Une femme écrit simplement :

« Papa nous parlait de ce fameux pont, beaucoup de souvenirs… »

C’est probablement l’un des éléments les plus intéressants de cette histoire.

La mémoire du transbordeur s’est transmise oralement dans les familles.

Les enfants qui n’avaient jamais emprunté la nacelle ont grandi avec les récits de ceux qui l’avaient connue.

Une photographie retrouvée en vidant la maison des parents

Une autre Marseillaise raconte avoir retrouvé une photographie du pont en débarrassant la maison de ses parents.

Encore une fois, le détail paraît minuscule.

Pourtant, il explique comment certaines images anciennes ont traversé les générations.

Elles n’étaient pas nécessairement conservées dans des musées.

Elles dormaient :

dans des albums, des tiroirs et des maisons familiales.

Une femme voit un pont à Bilbao… et pense immédiatement à sa mère

Un autre témoignage est particulièrement émouvant.

Une femme raconte avoir vu un pont transbordeur à Bilbao.

Son premier réflexe fut de penser à sa mère.

Pourquoi ?

Parce que celle-ci lui avait parlé toute sa vie du pont transbordeur de Marseille.

Le pont de Bilbao est d’ailleurs lié à l'histoire même de Ferdinand Arnodin et du développement de ce type d’ouvrage. Le pont transbordeur de Biscaye est aujourd’hui inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ainsi, à des centaines de kilomètres de Marseille, une structure métallique suffit à faire ressurgir le souvenir d’une mère et du Vieux-Port disparu.

Il existe encore un pont transbordeur en France

Pour comprendre ce que Marseille possédait, il est encore possible d’en voir un fonctionner.

À Rochefort, sur la Charente, subsiste le dernier pont transbordeur français encore existant.

Lui aussi fut construit sous l’égide de Ferdinand Arnodin.

Sa nacelle continue de transporter piétons et vélos d’une rive à l’autre.

Des visiteurs marseillais pensent naturellement à celui du Vieux-Port lorsqu’ils le découvrent.

En 2000, le fantôme du transbordeur réapparaît

Le pont est absent depuis plus d’un demi-siècle lorsqu’une expérience spectaculaire est organisée.

En 2000, deux immenses grues sont installées à l’entrée du Vieux-Port de façon à évoquer les pylônes disparus.

Pendant un événement festif, la silhouette du vieux transbordeur semble ainsi réapparaître au-dessus de Marseille.

Plusieurs Marseillais s’en souviennent encore aujourd’hui.

Mais cette apparition ne dure évidemment que quelques jours.

Et si Marseille reconstruisait son pont ?

L’idée ne disparaît pourtant jamais réellement.

Depuis 2008, l’architecte nantais Paul Poirier défend un nouveau projet de pont transbordeur à Marseille.

Il a notamment été présenté en 2013, année où Marseille était capitale européenne de la culture.

Puis le dossier a régulièrement ressurgi.

En février 2026, à l’approche des élections municipales, une grande maquette du projet est de nouveau exposée à l’ancienne consigne sanitaire près du Mucem.

Le nouveau pont serait encore plus haut que l’ancien

Il ne s’agirait pas d’une reproduction exacte du pont de 1905.

Le projet présenté par Paul Poirier prévoit un ouvrage d’environ :

100 mètres de hauteur,
260 mètres de longueur,
quatre ascenseurs,
un tablier accessible aux piétons et cyclistes,
et une nacelle capable notamment d'accueillir un bus ou un tramway.

L’investissement annoncé atteindrait environ 100 millions d’euros, avec deux millions d’euros de fonctionnement annuel selon le promoteur du projet.

L’architecte affirme vouloir recourir à des partenaires financiers et aux recettes touristiques plutôt qu’à un financement municipal direct.

Cela reste toutefois un projet, pas une décision actée de reconstruction.

Les Marseillais sont loin d’être tous d’accord

Et c’est là que les discussions deviennent passionnées.

Pour certains, reconstruire le transbordeur serait rendre à Marseille le grand symbole architectural qu’elle a perdu.

Un commentaire résume parfaitement cette vision :

Paris aurait sa tour Eiffel, New York sa statue de la Liberté, Rio son Corcovado…

et Marseille pourrait retrouver son transbordeur.

D’autres pensent exactement l’inverse.

À l’époque il était utile… mais aujourd’hui ?

Un lecteur pose une question intéressante.

À l’époque, le transbordeur permettait à de nombreux travailleurs et véhicules de rejoindre rapidement l’autre rive.

Mais aujourd’hui :

quelle serait sa véritable utilité quotidienne ?

Cette interrogation revient régulièrement dans les commentaires.

Certains préféreraient voir les investissements consacrés aux écoles, aux transports existants, au logement ou à l’entretien de la ville.

En février 2026, les principaux candidats interrogés ne s’étaient d’ailleurs pas unanimement engagés derrière sa construction.

Et il y a une autre question très marseillaise : le mistral

Un lecteur soulève également un problème que Ferdinand Arnodin connaissait déjà forcément :

le vent.

Une nacelle suspendue à l’entrée du Vieux-Port peut-elle continuer à circuler lorsque souffle un violent mistral ?

La question devra évidemment être traitée techniquement si un nouveau projet devait un jour être réalisé.

Mais elle forme un joli parallèle avec la vieille photographie de 1940.

Plus de quatre-vingts ans après, le mistral continue lui aussi à participer à l’histoire du transbordeur.

Ce que les archives ne peuvent pas raconter

Les archives peuvent nous donner :

1903, 1905, 1907, 1938, 1944, 1945.

Elles nous donnent les dimensions, les plans, les ingénieurs et la chronologie.

Mais elles ne racontent pas :

le père qui prenait le transbordeur tous les jours ;

la Marseillaise qui se souvient encore de l’avoir emprunté en 1943 et 1944 ;

le petit poste de pilotage en bois que des passionnés identifient sur les photographies ;

le lecteur qui croit reconnaître un mistral soufflant comme un fada sur une image de 1940 ;

le père qui racontait constamment ce fameux pont à ses enfants ;

la photographie ressortie plusieurs décennies plus tard en vidant la maison familiale ;

ou cette femme qui, devant un autre transbordeur à Bilbao, pense immédiatement à sa mère et à Marseille.

C’est pourtant avec ces petits détails que se construit la véritable mémoire d’une ville.

Marseille a perdu le pont… mais pas son souvenir

Plus de quatre-vingts ans après sa destruction, le transbordeur continue d’occuper une place étonnante dans l’imaginaire marseillais.

Il n’existe plus.

La grande majorité des habitants ne l’ont jamais connu.

Et pourtant, on continue :

à partager ses photographies,

à chercher les bateaux visibles dessous,

à interroger les derniers témoignages,

à corriger les erreurs sur sa destruction,

à retrouver les souvenirs des parents et grands-parents,

et même à débattre de sa reconstruction.

Le pont transbordeur est donc devenu quelque chose d’assez rare :

un monument disparu qui continue à faire partie du paysage mental de Marseille.

Et il est presque certain qu’aussi longtemps que circuleront les vieilles photographies du Vieux-Port, quelqu’un continuera à écrire :

« Mon père m’en parlait. »

QUESTIONS AUX LECTEURS

Quelqu’un dans votre famille a-t-il réellement emprunté le pont transbordeur ?

Vos parents ou grands-parents racontaient-ils la traversée dans la nacelle ?

Quelqu’un se souvient-il d’être monté sur le tablier ou d’avoir connu le restaurant installé en hauteur ?

Possédez-vous encore des photographies familiales prises sur le pont ou dans la nacelle ?

Et surtout :

seriez-vous pour ou contre le retour d’un pont transbordeur à l’entrée du Vieux-Port ?

SOURCES DOCUMENTAIRES

Association Française de Génie Civil (AFGC), histoire technique du pont transbordeur de Marseille et documentation sur Ferdinand Arnodin.

Institut national d’histoire de l’art (INHA), documentation consacrée au pont transbordeur de Marseille et à sa place dans l’histoire de la photographie.

Ville de Marseille, documentation relative à la Libération de Marseille et à la destruction des installations portuaires par les forces allemandes en août 1944.

Le Génie Civil, 24 février 1906, présentation technique et fonctionnelle du nouvel ouvrage marseillais.

Made in Marseille, 13 février 2026, présentation du projet de Paul Poirier et du retour du dossier dans le débat municipal.

MÉMOIRE LOCALE

Compléments issus de témoignages publics et de souvenirs familiaux recueillis auprès d’habitants.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Étoile de Cavaillon : histoire du polyèdre de la place Gambetta

  Une photographie partagée comme « Cavaillon 1964 – La place Gambetta » montre un décor que des générations de Cavaillonnais ont immédiate...